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Zied Gharsa porte la lourde responsabilité de son savoir. De l’aveu même de Abdelhamid Belalgia, cet artiste est le seul à jouer du « oud tunisien ». Il l’a même amélioré pour faciliter le jeu le faisant passer de 4 cordes à 6 grâce à l’apport de l'excellent luthier Mohamed Hédi Bellasfar.
Sur le plan de la mémoire, il estime qu’une carrière importante et longue dans l’écoute, l’apprentissage et l’étude des « touboo » tunisiens est nécessaire. |
Cela va du malouf à la « qsida » tunisiens aux « aroubi », aux genres « soufis », à la composition et à l’utilisation d’instruments tunisiens authentiques. Ce sont des conditions nécessaires pour maîtriser cet art et pouvoir improviser, créer…
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Le rôle de la Rachidia a été important dans notre histoire musicale. Les Salah Mehdi, Belalgia, Gharsa, Saâda, Dhouioui, Hanafi ont appris les modes, et ont pratiqué quotidiennement avec le grand maître Khémaïs Tarnane. Zied insiste : « Une telle liste est exceptionnelle, il n’y en aura pas d’autres pareilles » !
Dans le « charqi », Zied Gharsa rend hommage à Ali Sriti grâce à qui des élèves doués se sont distingués tels Lotfi Bouchnaq, Anouar Brahem, Béchir Selmi, Leïla Hjaïej et autre Noureddine Béji.
La spécialisation d’après lui est la seule à garantir la pérennité de notre musique. Mais les générations actuelles sont-elles aussi attachées aux mêmes valeurs ? C’est la question qui fait mal car la réponse est sans doute : non ou si peu !! Nous avons senti cela après de longues discussions avec notre ami Hafedh Lajmi, docteur en musicologie et grand chercheur en la matière.
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S’il faut encore un mot, un seul, nous dirons que nous n’avons nullement le droit de négliger nos richesses musicales, encore moins lorsqu’il s’agit d’enseigner la musique et de former en grand nombre des musiciens censés les enseigner ou perpétuer eux-mêmes tout un patrimoine. Sinon à quoi bon parler de patrimoine, d’identité si ces valeurs continuent de se diluer dans une musique qui se veut universelle, la mondialisation aidant, faisant fi des spécificités de chacun qui font l’art, le vrai. |
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